L’hélichryse italienne, ou immortelle, est une petite plante méditerranéenne à fleurs jaunes qui gardent leur couleur en séchant. C’est de là que lui vient son nom. Son huile essentielle est l’une des plus chères du marché, et l’une de celles sur lesquelles on lit le plus de choses.
Les Savons de Joya l’intègrent au sérum huileux apaisant pour le visage, pour son odeur singulière — quelque part entre le miel et le foin coupé — et pour le confort que la formule laisse sur la peau. C’est tout ce que nous en revendiquons.
Quatre propriétés reviennent systématiquement à propos de l’hélichryse. Chacune mérite une réponse précise.
Il n’existe par ailleurs aucune monographie européenne pour l’Helichrysum italicum. Celle que l’on cite parfois (EMA/HMPC/41108/2015, adoptée le 5 avril 2016) concerne une autre espèce, l’Helichrysum arenarium, pour un usage digestif par voie orale : elle ne dit rien de l’hélichryse italienne, ni d’un usage sur la peau.
Ces quatre propriétés sont de surcroît des revendications de médicament. Un cosmétique ne peut pas les porter, même si elles étaient établies.
L’huile est riche en acétate de néryle, et contient du limonène et du linalol. Ces deux derniers sont des allergènes à déclaration obligatoire, mentionnés dans la liste INCI dès 0,01 % dans un produit rincé, au titre de l’annexe III du règlement cosmétique (CE) n° 1223/2009. Ils s’oxydent au contact de l’air, et ce sont leurs produits d’oxydation qui sensibilisent : une huile gardée trop longtemps, mal rebouchée, devient plus irritante qu’une huile fraîche. Ne l’utilisez jamais pure sur la peau et faites un test au pli du coude 48 heures avant la première application. Aucune information de cette page ne remplace un avis médical.