L’usage du miel par l’être humain est très ancien : sa consommation est attestée dès la préhistoire, et son emploi cosmétique dès l’Antiquité. Les Savons de Joya l’utilisent dans un savon surgras au lait de chèvre, enrichi au miel et à l’amande douce.
Le miel est le produit d’une longue transformation, par les abeilles, du nectar rapporté des fleurs. Il est essentiellement composé d’eau, de glucose et de fructose. C’est cette richesse en sucres qui explique sa fonction principale en cosmétique : le miel est un humectant, c’est-à-dire une substance qui retient les molécules d’eau. Sous son nom INCI, Mel, il est déclaré pour cette fonction, ainsi que comme émollient et agent hydratant.
Dans un savon, il apporte aussi de la douceur au geste de lavage et une mousse un peu plus fine. Le temps de contact d’un produit rincé reste bref : nous parlons donc de ce qui se constate au lavage, pas d’un soin qui resterait sur la peau.
Vous lirez souvent que le miel est antiseptique et cicatrisant. Ces propriétés sont documentées, mais pour des miels médicaux standardisés, employés dans des pansements qui relèvent du dispositif médical et s’appliquent sur une peau lésée. Un savon n’est ni l’un ni l’autre : dès qu’un produit vise la plaie ou revendique de détruire des micro-organismes, il sort du champ cosmétique défini par le règlement (CE) n° 1223/2009 et entre dans celui du médicament ou du règlement biocides (UE) n° 528/2012. Nous ne revendiquons donc aucune action de ce type.
Une précision, enfin, parce que la question revient : la recommandation de ne pas donner de miel avant l’âge d’un an, rappelée par l’Anses, porte sur l’alimentation du nourrisson, en raison d’un risque de botulisme par ingestion. Aucune autorité ne s’est prononcée sur le miel dans un savon. Nous n’en tirons donc aucune conclusion, ni dans un sens ni dans l’autre.