L’hydroxyde de sodium (NaOH), plus connu sous le nom de "soude caustique" est un cristal blanc, opaque, à l'aspect cireux et sans odeur. Il est composé d’ions sodium et d’ions hydroxyde.
À l’état pur, l’hydroxyde de sodium est corrosif : il provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves. C’est pourtant, une fois mis en réaction, l’ingrédient sans lequel aucun savon solide n’existe, et celui qui permet de fabriquer des savons et des produits de soins pour la peau.
Dans le domaine de la cosmétologie bio, le sodium hydroxide fait partie des ingrédients synthétiques autorisés par des organismes de certifications agréés comme entre-autres, Ecocert. Ce référentiel de cosmétique naturelle a ainsi été chargé de garantir la qualité des produits les Savons de Joya. Voilà pourquoi l’hydroxyde de sodium figure dans la liste INCI de nos savons, alors qu’il n’en reste pas dans le produit que vous tenez en main. On vous explique pourquoi juste en dessous.
Dans l'Antiquité on utilisait plutôt la soude végétale issue de la combustion de certaines plantes ou algues (salicorne notamment). Les ressources étant aujourd'hui limitées et la fabrication de soude végétale trop onéreuse, on privilégie depuis très longtemps le procédé chimique pour obtenir de l'hydroxyde de sodium.
A l'heure actuelle 99% de l'hydroxyde de sodium produit est d'origine électrochimique car obtenu par l'électrolyse du chlorure de sodium NaCl. En cosmétologie, le sodium hydroxide que l'on trouve sous forme de perles, micro-perles, de liquide ou de solution de soude mixée avec de l’eau doit attester d'un degré de pureté d'au moins 98 %. L'hydroxyde de sodium revêt deux fonctions essentielles :
Pourquoi la saponification à froid ?
Parce qu’elle ne chauffe pas la pâte. Les huiles gardent leurs qualités, la glycérine produite par la réaction reste dans le savon, et c’est elle qui rend un savon surgras si doux. En contrepartie, la réaction est lente : il faut compter au moins quatre semaines de séchage avant qu’un savon soit prêt.
Le savon est le résultat d’une réaction chimique, obtenue avec une matière grasse associée à une base forte.
La saponification est une réaction longue et complète : elle va se poursuivre jusqu'à la dissolution total du réactif qu'est la soude. En travaillant avec un excès d’huiles, on s’assure que la réaction s’arrête faute de soude et non faute d’huile : le savon fini n’en contient plus, il reste seulement l’huile non saponifiée.
On obtient un savon "surgras", aux propriétés nourrissantes et adoucissantes supérieures. Le savon doit ensuite sécher pendant au moins 4 semaines, Sa durabilité, sa mousse et son aspect crémeux au toucher en sont ainsi largement améliorés.
La soude en perles porte la classification harmonisée « corrosif pour la peau, catégorie 1A » et la mention de danger H314 : elle provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves. Nous la manipulons en atelier avec gants résistants, lunettes de protection et pièce ventilée, et jamais à proximité d’un enfant.
En cas de projection sur la peau ou dans les yeux, l’INRS recommande de rincer abondamment à l’eau pendant au moins quinze minutes et d’appeler les secours (fiche toxicologique n° 20, hydroxyde de sodium, avril 2021).
Dans le savon que vous achetez, il n’en reste rien : la réaction l’a entièrement consommée.