À l'automne, vos cheveux sortent fragilisés de l'été et passent de l'air humide du dehors à l'air sec des pièces chauffées. Une routine capillaire en automne ne s'alourdit pas pour autant : elle se réajuste, étape par étape, selon votre cuir chevelu.
1. Pourquoi changer de routine capillaire en automne ?2. La chute de cheveux en automne est-elle normale ?3. Le lavage : fréquence, shampoing et température de l'eau4. Les soins : nourrir les longueurs sans alourdir les racines5. Chauffage, bonnet, séchage : protéger ses cheveux au quotidien6. Une routine capillaire en automne selon votre type de cheveux7. Ce qu'il faut retenir sur la routine capillaire d'automne8. Questions fréquentes
Adapter sa routine capillaire en automne, c'est corriger trois choses : les traces laissées par l'été sur les longueurs, l'air sec des pièces chauffées, et une chute saisonnière qui inquiète souvent à tort. En pratique, la routine capillaire en automne tient en quatre ajustements. D'abord, un lavage plus doux, à l'eau tiède ou fraîche. Ensuite, un soin nourrissant sur les longueurs, dosé selon votre nature de cheveux. De plus, un séchage complet avant de sortir, sans déssécher la fibre. Enfin, un peu de patience, parce que les cheveux qui tombent en ce moment ont cessé de pousser dès l'été.
Autrement dit, il ne s'agit pas de tout changer. Voici ce qui se passe sur la fibre à cette saison, ce que disent les études, puis une routine type selon votre cuir chevelu et vos longueurs.
Parce que les besoins de vos cheveux changent deux fois en quelques semaines. Premièrement, la fibre arrive de l'été fragilisée. Deuxièmement, elle passe d'un environnement chaud et lumineux à une alternance d'air extérieur humide et d'air intérieur chauffé, donc sec. Une routine pensée pour juillet n'est donc plus adaptée en octobre.
Cependant, l'automne n'appelle pas une routine plus chargée. Au contraire, c'est souvent la surenchère de soins qui alourdit les racines et ternit les longueurs à cette saison.
En d'autres termes, une bonne routine capillaire en automne commence par un constat. Les UV, le sel et le chlore ont laissé des pointes plus poreuses, et les crèmes solaires des résidus sur le cuir chevelu.

L'automne expose vos cheveux à deux atmosphères opposées dans la même journée. Dehors, l'air est souvent chargé d'humidité. Or le cheveu est une fibre hygroscopique : sa teneur en eau suit l'humidité ambiante, ce qui fait gonfler les zones poreuses et donne des frisottis.
À l'inverse, dès que le chauffage se rallume, l'air intérieur s'assèche. La fibre perd alors de l'eau et devient plus rêche. Les frottements contre un pull ou une brosse chargent plus facilement sa surface. C'est l'explication la plus probable des cheveux électriques de novembre, même si aucune étude ne l'a mesurée en conditions domestiques.
Par conséquent, une routine capillaire en automne doit à la fois lisser la surface, pour limiter les frisottis, et nourrir, pour compenser la sécheresse intérieure. Les deux passent par les mêmes gestes.
Dans la grande majorité des cas, oui. Chaque cheveu suit un cycle en trois phases : une phase de croissance de plusieurs années, une courte phase de transition d'une à deux semaines, puis une phase de repos d'environ trois mois, à l'issue de laquelle il tombe. Selon le Vidal, perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est normal.
Or ce cycle n'est pas réparti uniformément sur l'année. Une part plus importante des follicules entre en phase de repos en été, et les cheveux correspondants tombent environ trois mois plus tard. C'est ce décalage qui explique qu'on retrouve davantage de cheveux dans la brosse à partir de septembre-octobre.
Autrement dit, la chute que vous observez maintenant a été enclenchée pendant l'été. Aucun shampoing ne la freine, et ce n'est pas le rôle d'un cosmétique. En revanche, un cuir chevelu propre, massé en douceur et bien rincé reste dans un état confortable. On a d'ailleurs consacré un article entier à la perte de cheveux en automne.

Des chercheurs de Zurich ont analysé, sur six ans, les examens capillaires de 823 femmes venues consulter pour une chute. Résultat : la proportion de cheveux en phase de repos culminait en juillet, avec un second pic plus faible au printemps. Compte tenu des trois mois de repos, cela correspond à une chute visible entre la fin de l'été et l'automne.
Ensuite, on observe dans huit pays davantage de recherches Google sur la perte de cheveux en été et en automne. Dans l'hémisphère sud, ce pic tombe en mars, avril et mai, soit leur automne.
Une chute saisonnière est diffuse et progressive, puis elle s'estompe en quelques semaines. En revanche, certains signes justifient un avis médical, auprès de votre médecin traitant ou d'un dermatologue : une chute qui se prolonge au-delà de quelques mois, des zones clairsemées ou des plaques, des cheveux qui tombent par poignées, ou une chute accompagnée de démangeaisons, de rougeurs ou de croûtes.
De même, une grande fatigue, un accouchement récent, un changement de traitement ou un régime strict peuvent déclencher une chute décalée de quelques mois. Dans ces cas, la saison n'est qu'une coïncidence, et c'est la cause qui doit être identifiée par un professionnel de santé.
Pour résumer, observez sans compter chaque cheveu, et ne multipliez pas les produits par inquiétude : le cuir chevelu a surtout besoin de régularité et de douceur.
Le lavage est l'étape qui pèse le plus dans une routine capillaire en automne, parce qu'il conditionne tout le reste. Un lavage trop décapant assèche les longueurs et fait tirailler le cuir chevelu. À l'inverse, un lavage trop léger laisse s'accumuler résidus et sébum, qui alourdissent la racine.
En pratique, gardez votre fréquence habituelle, sans l'espacer ni la resserrer brutalement. Concentrez plutôt le shampoing sur le cuir chevelu, en massant du bout des doigts, sans les ongles. La mousse qui descend au rinçage suffit à laver les longueurs sans les dessécher.
De plus, avec un shampoing solide, deux passages rapides valent mieux qu'un seul long. Le premier retire le plus gros du sébum et des résidus, il mousse peu, et c'est normal. Le second mousse davantage et nettoie réellement le cuir chevelu.
Le choix dépend du cuir chevelu, pas des longueurs. Si vos racines regraissent vite, le shampoing solide pour cheveux gras reste une bonne base : il associe ghassoul et ortie, et il existe en version sans huiles essentielles. Si vos cheveux sont secs, abîmés ou colorés, le shampoing cheveux secs, abîmés et colorés apporte huiles d'argan et d'avocat, plus du beurre de karité.
Pour un cuir chevelu sensible, qui tiraille à l'arrivée du froid, le shampoing Le Sensible associe bardane, pivoine et panthénol. Enfin, si vos cheveux sont équilibrés, le shampoing Tout type de cheveux, sans huiles essentielles, suffit largement.
Autrement dit, changer de saison ne signifie pas forcément changer de shampoing. Si le vôtre vous convient, gardez-le, et ajustez plutôt les soins et les gestes autour de lui.
Oui, et c'est le réflexe le plus difficile à tenir quand les matinées refroidissent. Une douche très chaude laisse un cuir chevelu plus inconfortable et des longueurs plus rêches.
En pratique, lavez à l'eau tiède, puis terminez par un jet plus frais sur les longueurs. Ce dernier rinçage laisse une surface plus lisse et plus brillante.
Pour repartir d'une base propre après l'été, le charbon végétal trouve sa place. Sa structure très poreuse lui donne une grande surface de contact, sur laquelle se fixent les résidus de produits coiffants, de crème solaire et de pollution, ensuite emportés au rinçage.
Il ne s'agit pas de « détoxifier » les cheveux, il s'agit simplement de retirer ce qui s'est accumulé. Le shampoing solide Charbon associe ainsi le charbon végétal à l'argile et au kaolin, avec des huiles essentielles de menthe poivrée et de cèdre.
Par exemple, en complément d'un shampoing pour cheveux gras, on conseille de l'utiliser au second passage, une fois par semaine. Sa couleur noire ne tache pas : la mousse est claire, et il ne colore pas les cheveux. En revanche, parce qu'il contient des huiles essentielles, il est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux jeunes enfants.
À l'automne, les longueurs ont besoin de plus de nutrition, les racines non. C'est pourquoi les soins se posent à distance du cuir chevelu, à partir d'une dizaine de centimètres, sauf indication contraire. Trois formats se complètent, et vous n'avez pas besoin des trois à chaque lavage.
D'abord, l'après-shampoing, à chaque shampoing ou un sur deux selon la sécheresse. Ensuite, un soin plus riche, une fois par semaine, sous forme de baume avant-shampoing. Enfin, quelques gouttes d'huile sur les pointes, les jours où l'air intérieur est particulièrement sec.
Le bon dosage se juge au toucher. Si vos cheveux sont lourds, plats ou regraissent plus vite dans les jours qui suivent, réduisez la quantité avant de changer de produit. En revanche, si les pointes restent rêches, augmentez la fréquence du soin hebdomadaire plutôt que la dose d'après-shampoing.
Faites fondre le galet quelques secondes sous l'eau, puis frottez-le directement sur les longueurs, à une dizaine de centimètres du cuir chevelu. Contrairement au shampoing, l'après-shampoing s'applique presque uniquement par contact direct. Démêlez ensuite avec les doigts ou un peigne à larges dents, en partant des pointes, et en remontant progressivement en évitant le contact avec le cuir chevelu..
Laissez poser environ trois minutes, le temps de vous laver le corps, puis rincez longuement. Un rinçage insuffisant reste la première cause de l'effet cheveux lourds.
Pour des cheveux normaux, l'après-shampoing solide nourrissant et démêlant, au beurre de cacao et à l'huile de ricin, suffit. Pour des longueurs sèches ou abîmées par l'été, l'après-shampoing cheveux abîmés et secs ajoute karité, beurre de murumuru et huile d'avocat. Tous deux existent en version sans huiles essentielles.
Une fois par semaine, appliquez un baume capillaire sur les longueurs et les pointes, avant le shampoing. Faites fondre une noisette entre vos paumes, répartissez, puis laissez poser quinze minutes, idéalement plusieurs heures (nous, on le laisse parfois poser toute la nuit). Le shampoing retire ensuite l'excédent, ce qui évite l'effet gras que donnerait le même soin appliqué après.
Par exemple, le baume capillaire Magnolia associe huiles de coco, d'argan et de ricin. En très petite quantité, il peut aussi se poser sur un cuir chevelu sec qui tiraille.
Enfin, les jours de chauffage, quelques gouttes d'huile sèche 3-en-1 dans les mains, lissée sur les pointes, limite l'aspect rêche et électrique, et apporte un fini soyeux et de la brillance. De la même façon, elle peut servir de masque, à rincer ensuite. Gardez la main légère en l'appliquant, pour ne pas provoquer d'effet "cheveux gras".
Une grande partie de ce qui arrive aux cheveux en automne se joue en dehors de la salle de bain. L'air de la maison, les écharpes, les cols de manteau et le séchage pressé du matin agissent tous les jours, bien plus souvent que n'importe quel soin.
Par conséquent, trois leviers méritent votre attention : l'humidité de l'air intérieur, les frottements, et le séchage. Ce dernier se règle en une phrase : ne sortez plus les cheveux mouillés. Un cheveu gorgé d'eau est plus fragile mécaniquement, donc tamponnez-le avec une serviette douce, puis séchez à température tiède, sèche-cheveux à distance du cuir chevelu. Faute de temps le matin, décalez le lavage au soir si possible.
Côté chauffage, le code de l'énergie fixe à 19 °C la température moyenne de référence dans un logement. Au-delà, l'air s'assèche davantage, pour la peau comme pour les cheveux. Côté humidité, le guide de l'ADEME consacré au confort d'hiver situe le taux idéal entre 40 et 60 %.
En pratique, un hygromètre d'entrée de gamme suffit pour savoir où vous en êtes. Si l'air descend nettement sous les 40 %, évitez de surchauffer les pièces, en particulier les chambres, et aérez chaque jour quelques minutes pour renouveler l'air. Cependant, ne cherchez pas à dépasser 60 %, au risque de voir apparaître condensation et moisissures.
Le bonnet n'abîme pas les cheveux en soi. En revanche, la friction répétée contre la laine ou les fibres synthétiques soulève la cuticule, surtout sur les pointes, et favorise l'électricité statique.
Par exemple, une doublure en soie ou en satin à l'intérieur du bonnet limite les frottements. Pour les cheveux longs, une natte lâche ou un chignon bas sous l'écharpe protège les pointes. Évitez toutefois les élastiques serrés, qui marquent et fragilisent la fibre à l'endroit du nœud.
Enfin, brossez avec douceur. Une brosse en poils de sanglier répartit le sébum des racines vers les longueurs, tandis qu'une brosse à picots en bois démêle sans tirer et masse le cuir chevelu. Pour choisir, voir notre guide quelle brosse choisir selon son type de cheveux.

Les principes sont communs, mais l'équilibre change selon votre point de départ. Voici trois routines types, à ajuster selon la fréquence de lavage qui vous convient déjà. Elles reposent sur le même squelette : un lavage doux, un soin dosé, un geste hebdomadaire et un séchage complet.
Pour trouver la vôtre, observez séparément le cuir chevelu et les longueurs, qui n'ont pas les mêmes besoins. Traiter toute la chevelure avec un seul produit reste l'erreur la plus fréquente à cette saison. Si vos racines regraissent mais que vos pointes sont sèches, combinez simplement la première et la deuxième routine.
Gardez le shampoing pour cheveux gras comme base, avec deux passages rapides et un rinçage long, en insistant sur la nuque et l'arrière de la tête. Une fois par semaine, remplacez le second passage par le shampoing Charbon pour retirer les résidus.
Posez l'après-shampoing uniquement sur les pointes, voire un lavage sur deux. Par ailleurs, résistez à la tentation d'espacer brusquement les lavages pour « habituer » le cuir chevelu, car ce changement brutal donne rarement le résultat espéré.
Entre deux lavages, un shampoing sec sur les racines dépanne, à condition de bien brosser ensuite et de ne pas en faire une habitude quotidienne.
Faites un baume avant-shampoing une fois par semaine. Lavez avec le shampoing pour cheveux secs, abîmés et colorés, uniquement sur les racines. Appliquez l'après-shampoing cheveux abîmés et secs à chaque lavage.
Les jours secs, ajoutez l'huile sèche sur les pointes. De plus, sur cheveux colorés, l'eau tiède et le jet frais final aident à préserver l'éclat de la couleur, parce que la chaleur facilite la fuite des pigments. Notre article sur comment prendre soin de ses cheveux colorés complète ces gestes.
Enfin, c'est la bonne saison pour couper les pointes abîmées par l'été. Ce geste ne fait pas pousser les cheveux plus vite, mais il supprime les fourches avant qu'elles ne remontent le long de la fibre.
Choisissez le shampoing Le Sensible et une routine aussi sobre que possible : un seul soin sur les longueurs, pas de shampoing au charbon au quotidien, une eau franchement tiède et un séchage à température modérée. En effet, plus vous multipliez les produits, plus vous multipliez les sources possibles d'inconfort.
Massez le cuir chevelu du bout des doigts pendant le lavage, sans frotter avec les ongles. Si votre cuir chevelu tiraille, une très petite quantité de baume capillaire, posée avant le shampoing, contribue à son confort. Notre guide pour entretenir son cuir chevelu naturellement détaille ces gestes.
Cependant, en cas de rougeurs, de croûtes ou de démangeaisons qui persistent, ce n'est plus une question de routine : demandez conseil à un dermatologue.
Une routine capillaire en automne efficace ne s'alourdit pas, elle se réajuste. D'abord, faites le bilan séparé du cuir chevelu et des longueurs. Ensuite, lavez doucement, à l'eau tiède, avec un shampoing choisi pour votre cuir chevelu, et retirez les résidus de l'été par un lavage plus profond hebdomadaire si besoin.
De plus, nourrissez les longueurs à distance des racines, protégez-les des frottements et de l'air trop sec, et ne sortez plus les cheveux mouillés. Enfin, regardez la chute saisonnière pour ce qu'elle est : un décalage du cycle, visible quelques semaines, qui ne demande ni panique ni surenchère de produits.
Et si vous hésitez sur le shampoing qui correspond à votre cuir chevelu, on vous conseille volontiers dans notre boutique d'Hérouville-Saint-Clair, ou en message privé sur Instagram.
Pourquoi mes cheveux deviennent-ils électriques quand le chauffage se rallume ? Parce que l'air intérieur chauffé est plus sec, donc la fibre perd de l'eau et se charge plus facilement au frottement. Un taux d'humidité entre 40 et 60 %, un soin léger sur les pointes et une brosse en fibres naturelles limitent ce phénomène au quotidien.
Le shampoing au charbon convient-il à tous les cheveux ? Il convient surtout aux racines qui regraissent vite, en usage ponctuel, par exemple une fois par semaine au second passage. Sur un cuir chevelu sensible, on privilégie une formule plus douce. Il contient des huiles essentielles, donc il est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux jeunes enfants.
Quand commencer sa routine d'automne ? Dès la rentrée, idéalement avant que le chauffage ne se rallume. C'est le moment de retirer les résidus de l'été et de couper les pointes abîmées. Ensuite, introduisez les autres changements un par un, en laissant deux à trois semaines à vos cheveux pour s'habituer à chacun.
Je passe au shampoing solide cet automne, faut-il une période d'adaptation ? Souvent, oui. Les premières utilisations peuvent laisser des cheveux un peu plus ternes ou plus lourds, le temps d'éliminer les résidus des anciens produits et de trouver le bon rinçage. Une période de deux à trois semaines est généralement observée. Notre guide pour passer au shampoing solide sans avoir les cheveux poisseux détaille les ajustements.